LES JEUNES S’INTERROGENT
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LES réponses à ces deux questions concordent-elles ? Même si c’est le cas et que vous soyez encore scolarisé, il y a peut-être des jours où vous voudriez abandonner. Les témoignages suivants vous rappellent-ils quelque chose :
Avez-vous rencontré des difficultés similaires ? Si oui, lesquelles vous ont donné envie d’abandonner l’école ?
Songez-vous sérieusement à quitter l’école ? Alors comment savoir si c’est parce que c’est le moment ou si c’est juste parce que vous en avez assez ? Pour répondre, voyons d’abord ce que nous entendons par abandonner.
Abandonner l’école, c’est comme sauter d’un train avant d’arriver à destination.
Quelle différence feriez-vous entre terminer votre scolarité et l’abandonner ?
Savez-vous que dans certains pays on achève généralement sa scolarité entre 11 et 14 ans ? Dans d’autres, ça sera entre 16 et 18 ans. Ainsi, il n’y a pas de norme absolue en matière d’années d’études.
De plus, certaines législations autorisent les jeunes à suivre une partie ou l’ensemble de leurs cours à domicile. On ne peut pas dire que les élèves qui optent pour cette solution, avec la permission et la coopération de leurs parents bien sûr, abandonnent l’école.
Par contre, que vous suiviez vos études dans un établissement ou à domicile, si vous pensez les arrêter avant la fin, il vous faut être attentif aux questions suivantes :
Qu’exige la loi ? Nous l’avons dit, les lois sur la durée des études varient selon les endroits. Dans votre pays, jusqu’à quel âge l’école est-elle obligatoire ? Avez-vous atteint cet âge ? Si vous ne tenez pas compte du conseil biblique d’être “ soumi[s] aux autorités supérieures ” et que vous arrêtiez l’école avant l’âge requis, alors c’est de la démission. — Romains 13:1.
Ai-je atteint mes objectifs scolaires ? Quels objectifs souhaitez-vous atteindre grâce à l’instruction scolaire ? Pas d’idée précise ? C’est important de le savoir, sinon vous êtes comme un passager dans un train, qui n’a aucune idée de l’endroit où il veut aller. Prenez le temps, avec vos parents, de remplir la fiche “ Mes objectifs scolaires ”. Cette réflexion vous aidera à rester concentré et à déterminer le temps que vous devriez encore passer sur les bancs de l’école. — Proverbes 21:5.
Vos enseignants et d’autres vous conseilleront sûrement sur la durée de vos études. Mais c’est à vos parents qu’appartient la décision finale (Proverbes 1:8 ; Colossiens 3:20). Si vous arrêtez avant d’avoir atteint les objectifs scolaires fixés avec vos parents, c’est aussi de la démission.
Quels sont mes mobiles ? Attention de ne pas vous tromper vous-même (Jérémie 17:9). C’est dans la nature humaine de justifier ses actes égoïstes par des motifs nobles. — Jacques 1:22.
Quelles raisons honorables avez-vous indiquées ? Peut-être soutenir financièrement votre famille ou entreprendre une activité bénévole. Et les raisons égoïstes ? Peut-être échapper aux devoirs et aux contrôles. La difficulté, c’est de déterminer ce qui vous anime : des motifs louables ou égoïstes ?
Reprenez votre liste et numérotez de 1 à 5, en commençant par la moins importante, les raisons pour lesquelles vous voulez jeter l’éponge. Si c’est uniquement pour fuir les difficultés, vous risquez de tomber de haut.
Un des rôles premiers de l’instruction est de vous préparer à trouver un emploi qui vous permettra de subvenir à vos besoins et, éventuellement, à ceux d’une famille (2 Thessaloniciens 3:10, 12). Avez-vous décidé du genre d’emploi que vous exercerez et de la façon dont vous mettrez votre scolarité à profit pour y parvenir ? Assurez-vous que vous avez choisi la bonne orientation en vous posant les questions suivantes :
Souvenez-vous que votre objectif est de terminer l’école avec un bagage utilisable. Alors ne basculez pas dans l’autre extrême en faisant des études à rallonge, en restant éternellement “ dans le train ”, juste pour vous soustraire aux responsabilités de la vie adulte.
Abandonner l’école, c’est comme sauter d’un train avant d’arriver à destination. Le train est peut-être inconfortable et les passagers peu amicaux, mais si vous descendez en marche, vous n’atteindrez pas votre destination et risquez de vous blesser gravement. Pareillement, si vous écourtez vos études, vous n’atteindrez probablement pas vos objectifs scolaires et vous vous exposez à des torts immédiats et à long terme, tels que ceux-ci :
Torts immédiats : Vous aurez sans doute plus de mal à trouver un emploi. Et si vous y parvenez, il sera probablement moins bien payé que celui que vous auriez obtenu avec un diplôme en poche. Pour vous assurer un niveau de vie acceptable, il vous faudra donc certainement faire plus d’heures, parfois dans une ambiance encore moins agréable que celle de l’école.
Torts à long terme : Des études montrent que ceux qui abandonnent l’école sont plus susceptibles d’être en mauvaise santé, d’avoir des enfants tôt, de dépendre de l’aide sociale ou de finir en prison.
Bien sûr, achever sa scolarité n’immunise pas forcément contre ce genre de difficultés. Mais pourquoi se compliquer inutilement la vie en renonçant ?
Esme
“ C’est à l’école que j’ai appris à aimer les livres. C’est beau de parvenir à comprendre les pensées et les sentiments de quelqu’un à travers la lecture. ”
Christopher
“ J’ai tendance à mal gérer les priorités. Mais sans l’école, ça serait pire. L’école m’aide à avoir des habitudes, à respecter un emploi du temps et à m’acquitter des choses importantes. ”
Évidemment, si vous venez de rater un contrôle ou si vous avez eu une journée éprouvante, vous avez peut-être envie de baisser les bras. Comparée à un présent pénible, toute difficulté future paraît souvent dérisoire. Mais avant de choisir la voie de la “ facilité ”, lisez les réflexions des élèves cités plus haut à propos des bienfaits qu’ils ont reçus pour avoir persévéré.
Salomon, un roi sage, a écrit : “ Mieux vaut la fin d’une chose, par la suite, que son commencement. Mieux vaut quelqu’un qui est patient que quelqu’un qui a l’esprit hautain. ” (Ecclésiaste 7:8). Alors, au lieu de démissionner, efforcez-vous patiemment de surmonter les difficultés que vous rencontrez à l’école. Si vous le faites, vous verrez vraiment que ‘ mieux vaut la fin d’une chose que son commencement ’.
Vous trouverez d’autres articles de la rubrique “ Les jeunes s’interrogent ” sur www.watchtower.org/ypf
“ Mes profs sont ennuyeux ! ” “ J’ai trop de devoirs ! ” “ Je me démène et j’ai à peine la moyenne : à quoi ça sert ? ” Avec de tels sujets de plainte, certains jeunes sont tentés d’abandonner l’école avant d’avoir acquis les aptitudes nécessaires pour gagner leur vie. Que faire si c’est le cas de votre fils ou de votre fille ?
Réfléchissez à votre propre conception de l’instruction. Considériez-vous l’école comme une perte de temps, ‘ une peine de prison ’ à purger jusqu’au jour où vous pourriez poursuivre des objectifs plus intéressants ? Ce genre d’état d’esprit risque de déteindre sur votre enfant. Le fait est qu’une instruction complète l’aidera à acquérir “ la sagesse pratique et la capacité de réflexion ”, qualités indispensables pour réussir sa vie d’adulte. — Proverbes 3:21.
Donnez-lui les moyens. Certains jeunes pourraient avoir de bons résultats, mais ne savent tout simplement pas étudier. Ou alors, ils ne disposent pas d’un environnement adéquat. Un bon coin étude comprend généralement un bureau bien net, un éclairage suffisant et des outils de recherche. Vous pouvez aider votre enfant à progresser, dans le domaine profane ou spirituel, en le formant et en lui fournissant un cadre propice pour méditer sur des pensées ou des idées nouvelles. — 1 Timothée 4:15.
Impliquez-vous. Considérez les professeurs et les conseillers d’orientation comme des alliés, pas des ennemis. Rencontrez-les, connaissez leurs noms. Parlez-leur des objectifs et des difficultés de votre enfant. Si celui-ci a du mal à obtenir de bonnes notes, essayez de comprendre pourquoi. Par exemple, craint-il qu’en excellant à l’école il devienne la cible de brimades ? A-t-il un problème avec un enseignant ? Qu’en est-il des cours ? Le programme scolaire devrait lui demander des efforts, mais pas l’accabler. Se pourrait-il encore que votre enfant se heurte à un problème médical, comme une mauvaise vue ou des difficultés d’apprentissage ?
Plus vous vous impliquez dans sa formation, profane et spirituelle, plus vous lui offrez de chances d’obtenir de bons résultats. — Proverbes 22:6.